COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE CENTRAL

Le Comité Social et Economique Central de l’UES Nexter était réuni le 16 juillet 2020 pour être informé sur le ré estimé du budget suite à la crise sanitaire, sur l’avancement de la Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences (GPEC) à mi année, et le bilan égalité Femmes Hommes.

Budget ré estimé à fin juin :

En préambule, la Direction a rappelé que les comptes KNDS avaient été approuvés par le conseil de surveillance, et qu’ils sont très positifs, tant sur les prises de commandes, le chiffre d’affaire et le résultat net.

Les deux grands projets avancent conformément aux prévisions : MGCS avec la phase 1 (architecture) qui est débutée, et les négociations en cours pour la phase 2 (définitions de 13 démonstrateurs dont 8 à présenter fin 2021).

EMBT est lancé, avec l’obtention prochaine des licences export, et quelques difficultés sur la disponibilité des ressources nécessaires, vu le nombre important de programmes prioritaires mené en parallèle par NEXTER.

La crise COVID, et les mesures de confinement ont fait perdre 80 000 heures de production

Comme annoncé en début de la crise sanitaire, le budget initial 2020 devait bien sûr être revu. Lors de cette séance de comité central, un ré estimé nous a été présenté.

Les prises de commandes ont été estimées en réduction de 30%, le chiffre d’affaire réduit de 13%, le résultat net se dégrade fortement, et les investissements sont réduits de 20%.

Ce sont les ventes export de Nexter Systems qui réduisent les prévisions de prises de commandes, en particulier un gros contrat de véhicule pour un client du moyen orient (…). Le reste des prévisions, y compris munitions, se maintiennent bon an mal an.

Le chiffre d’affaire subit les étalements de livraisons SCORPION, sur Griffon et Jaguar, avec 113 Griffon au lieu de 128 (le reste livré en janvier 2021) et les Jaguar reportés début 2021.

Concernant les investissements, les volumes pour « NEXT Fab », Roanne et Bourges, baissent de 16%. Le détail des autres investissements ne nous a pas été présenté, nous demandons des précisions, mais l’augmentation de surface de bureaux, et de moyens d’essais (indispensables pour MGCS) sur Satory nécessitent des investissements, qui sont reportés massivement.

La CGT comprend l’indispensable ajustement du budget lié au contexte si particulier de ce premier semestre 2020. En revanche, et parallèlement aux reports d’investissements, nous dénonçons la décision du Conseil d’administration, qui a décidé le 6 juillet, le versement de plusieurs dizaines de millions d’euros de dividende aux actionnaires. La CGT ne pouvait rester sans réaction.

Par l’intermédiaire des Délégués syndicaux Centraux, nous avons adressé une lettre aux deux PDG de KNDS, mais aussi à la ministre de tutelle Florence Parly, et au Ministre de l’économie et des finances Bruno Lemaire (qui appelait il y a peu à la responsabilité des entreprises, et à la modération quant au versement de dividendes pour celles ayant bénéficié d’aide de l’état), pour marquer notre opposition à cette décision.

Point GPEC à mi année :

Là aussi, les impacts de la crise sont forts. Les effectifs prévisionnels à fin 2020 passent de 3670 CDI à 3608 sur l’UES. Cela représente tout de même une augmentation de 310 CDI en fin d’année (soit + 9%), avec une répartition comme suit :

DIS 780 (+79)
DO 891 (+109)
DSC (dont Nexter Training) 475 (+52)
DSP 242 (+33)
DE 96 (-9)
DMunitions France 614 (-12)
Dir. fonctionnelles 510 (+58)

 

Avec les départs en retraite, et les démissions (revu à la baisse par rapport au budget) cela nécessite 475 recrutements (contre 570 prévus au budget). Au 30 juin, 194 recrutements en CDI ont été réalisés (soit un solde de + 105 CDI),

23% de femmes,

71% de cadres,

41% à Satory, 36% à Roanne, 12% sur Bourges et La Chapelle,

30% à DIS, 27% à DO, 12% à DSC, 7% à DSP.

31% des embauchés ont moins de 30ans.

Il reste 281 recrutements en CDI à faire d’ici fin d’année. La quasi-totalité des postes nécessaires sont ouverts aujourd’hui. Les conséquences de la crise devrait « détendre » le marché de l’emploi, et faciliter les recrutements.

Index d’égalité Hommes / Femmes :

La mesure de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes est faite au travers d’un index sur 100 points, regroupant 5 critères définis par la loi :

Les écarts de salaire sur 40 points

L’augmentation comparée des effectifs hommes et femmes sur 20 points

Les promotions sur 15 points

Les augmentations dans l’année qui suit un retour de congé de maternité sur 15 points

Les femmes dans les 10 plus hautes rémunérations sur 10 points.

Comme en 2018, NEXTER obtient 89 points sur 100, perdant un point sur le premier critère, et les dix points sur le dernier.

Bilan égalité Hommes / Femmes :

Le bilan présenté fait apparaitre un certain nombre de domaines ou l’égalité peut être considérée comme acquise : la prise en compte de la maternité/parentalité, la progression de carrière et les salaires (avec des bémols par nivaux).

Des points sont en amélioration. La promotion des femmes, même si des progrès restent à faire, les recrutements de femmes avec 23% en 2019, la place des femmes dans les postes à responsabilités (16,4% de femmes dans les postes C4 et plus en 2020, contre 11% en 2013). Reste la présence des femmes dans les instances de Direction : pas de femmes à la Direction DIS, ni à celles du commerce (DCE et DRIC), ni à celle des munitions.

Des efforts sont à faire sur les recrutements, ou les femmes ne représentent que 20% des candidatures.

Certaines professions sont peu féminisées (essais, assistance clients, méthodes industrielles et production au sens large) et mériteraient un effort particulier.

Négociations à venir :

Suite à l’accord COVID 19, il était prévu une négociation sur de la modulation du temps de travail, pour résorber partiellement les retards. Après analyse, il s’avère qu’une augmentation de potentiel d’heures à produire chez NEXTER ne serait efficace que si nos fournisseurs étaient en capacité leur cadence de livraisons. Ce n’est pas le cas, donc la Direction réfléchit plutôt aux mesures qui seraient à prendre en cas de retour de l’épidémie.

En revanche, des négociations doivent se tenir pour un accord d’intéressement (pour 2020 uniquement vu la faible visibilité sur les années futures), à valider avant fin août. Les organisations syndicales doivent recevoir un projet avant les congés.

A suivre !

 

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