MME LA MINISTRE REMERCIE LES SALARIÉS DE NEXTER.

Dans un flash Infos d’hier, la Direction nous transmettait les « très chaleureux remerciements et la gratitude » de la Ministre des armées. Par-là, elle reconnait le travail énorme mené par l’ensemble des équipes, en central et sur les centres, pour mettre au maximum les salariés en sécurité. Nous l’avons déjà écrit, les mesures prises, en concertation avec les élus et les mises en application sur tous les établissements, nous ont permis, dans la majorité des cas, de donner un avis favorable lors des consultations des Commissions Santé Sécurité et Conditions de travail (CSSCT) et en CSE. Cependant, notre position sur la sécurité des personnes reste la même, et conforme aux directives gouvernementales : #RESTEZCHEZVOUS.

Nous sommes donc très heureux de cette reconnaissance ministérielle, mais les demandes que formulait Florence Parly dans sa lettre du 20 mars aux PDG des entreprises de défense allaient pour partie à contre-courant des mesures de confinement annoncées 3 jours plus tôt par le président de la république. En leur demandant de « maintenir des capacités industrielles », de « garantir la continuité de nos activités les plus stratégiques », elle poussait les industriels à faire venir sur les sites les salariés pour assurer non seulement le soutien aux forces (missions de service public effectivement indispensables en temps de crise), mais aussi les activités études et production de matériels neufs.

Dans un Flash info d’avril, l’IPE (l’Inspection des Poudres et Explosifs, organisme du ministère des armées et de la DGA) attirait l’attention des employeurs sur l’évaluation des risques à mener avant de reprendre des activités pyrotechniques, et la rédaction d’analyses de risques.
Et de conclure « d’être vigilant et de veiller à la sérénité des opérateurs »,…, « il ne faut pas exclure la possibilité pour certains personnels de subir un état de stress inhabituel lié à la crainte de contamination. Il est rappelé aujourd’hui plus que jamais que la sécurité doit primer sur la rentabilité (article R4462-8 du code du travail) » !

La CGT de Nexter a déjà réagi par tract le 25 mars. La fédération CGT des travailleurs de l’état s’est également exprimée sur le sujet, au travers d’un communiqué commun avec la fédération de la métallurgie et la confédération CGT où :
– elles exigent une nouvelle fois que les pouvoirs publics et le patronat agissent dans le sens de la priorité qui doit être donnée à la vie. Dans le secteur de la Défense comme ailleurs, les activités « essentielles » doivent être mieux définies en concertation avec les représentants du personnel.
– elles exigent l’arrêt jusqu’à nouvel ordre de toutes les unités de production ne concourant pas à la satisfaction des besoins vitaux de la population, notamment de toutes les activités d’exportation d’armes.
– elles demandent la reconversion et la diversification provisoire, voire pérenne, des unités de production pouvant engager rapidement la fabrication des matériels médicaux utiles à la santé de nos concitoyens et des populations mondiales.
Dans la période, le ministère des armées doit mettre en oeuvre tous ses moyens pour assurer la sécurité de la population, et se concentrer pour venir en aide aux services de soins du pays.

Réouverture de l’hôpital du Val de Grâce

Plusieurs syndicats, dont la fédération CGT des travailleurs de l’état, ont écrit le 31 mars aux ministres de la santé et des armées, aux maires de Paris, pour demander la réouverture d’urgence de l’hôpital du Val de Grâce, avec la création immédiate de 344 lits.
Réputé pour son excellence dans ses missions de soins, nous rappelons que sa fermeture avait été décidée pour des raisons purement budgétaires par Jean-Yves Le Drian lorsque celui-ci était ministre de la Défense.
Plusieurs autres hôpitaux militaires ont été fermés en France, provoquant un véritable démantèlement du service de santé des armées.

La CGT écrit au Président de la république

Le secrétaire général de la CGT s’est adressé par lettre au président Macron le 6 avril :
Extraits :

« La priorité de votre gouvernement doit être, avant tout, de garantir la stricte protection de tous les salariés qui, assurant des activités essentielles dans le secteur public et privé, doivent continuer à travailler. Ainsi, il est de votre responsabilité de veiller à ce que tout salarié puisse exercer son droit de retrait en l’absence de protection ou face à un danger grave et imminent. »
« De nombreux salariés sont déjà contaminés, malades voire décédés parce qu’exposés au virus sur leur lieu de travail. Cela pose, dès maintenant, la question de la réparation et ainsi du classement automatique en maladie professionnelle pour les soignants, bien entendu, mais aussi pour tous les travailleurs. »
« La situation que nous vivons exige que l’ensemble des entreprises contribuent à la solidarité de la Nation, c’est pourquoi vous devez imposer pour toutes, la suppression des dividendes aux actionnaires. Pour le moment votre ministre de l’Économie s’est contenté d’une simple déclaration pour demander aux entreprises qui reçoivent des aides publiques de ne pas verser de dividendes. Nous avons l’expérience de la crise financière de 2008 et cela n’a pas fonctionné, c’est très insuffisant ! Il n’est pas utile de vous rappeler, que récemment encore, les sociétés du CAC 40 s’apprêtaient à verser à leurs actionnaires 54,3 milliards d’euros, soit 5,9 % de plus qu’en 2019. Vous conviendrez que cela constitue un record historique. C’est avant tout une question de décence, de justice et de solidarité nationale ! »

Plus Jamais ça, construisons ensemble le Jour d’Après

Au sein d’un collectif de 15 associations et syndicats, la CGT appelle les citoyen·ne·s et l’ensemble de la société à faire entendre leurs voix pour « reconstruire ensemble un futur écologique, démocratique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral. »
« À court terme, il s’agit de stopper les activités non indispensables, de réquisitionner établissements médicaux privés et entreprises pour répondre à la crise, de suspendre les versements de dividendes, rachats d’action et bonus aux PDG. Et d’orienter les milliards d’euros injectés dans l’économie française et européenne vers les besoins sociaux et écologiques des populations. »
Ces organisations lancent une pétition nationale pour défendre des mesures urgentes et de plus long terme. Retrouvez les mesures détaillées et signez la pétition sur :
https://www.cgt.fr/actualites/europe/mobilisation/plus-jamais-ca-construisons-ensemble-le-jour-dapres

Retrouvez toutes les initiatives, actualités, expressions sur le site de la CGT : https://www.cgt.fr/

La CGT ne signera pas l’accord de branche dans la métallurgie !

Devant le refus de l’UIMM de négocier des contreparties pour les salariés (maintien de 100% de la rémunération, définition des activités essentielles pour la nation pour limiter le nombre de salariés exposés), la fédération de la métallurgie CGT ne signera pas l’accord national, qui permet aux employeurs de disposer de 6 jours de congés payés à leur convenance, avec 2 jours de préavis.
Elle regrette que les autres organisations syndicales signent cet accord de recul social. Elle met à disposition une pétition : https://ftm-cgt.fr/petition-suspension-des-activites-non-vitales/

 

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